La loi du plus fort

On aime à se moquer d’un Morsay – rappeur qui, rappelons-le, s’est rendu célèbre avec cette vidéo où il parvient à prononcer les mots “fils de pute” 150 fois en 10 minutes – ou d’un Soral qui déraille. On parle d’eux, on voit à la télé des rappeurs qui exhibent leurs gros muscles et leur virilité suante dans les clips, on les voit sur les plateaux comme Alibi Montana qui explique qu’il va “découper” quelqu’un avec qui il est (soi-disant) en conflit. Bien sûr, on peut en rire… mais se rend-on compte que ce genre d’attitude, vue partout, répétée partout, finit par dégouliner sur les esprits et par les imprégner ?

A force de voir dans les médias, sur le Web et dans la vraie vie l’attitude qu’ont les 3 personnes dans les vidéos ci-dessus, on finit par la considérer comme quelque chose d’habituel, de normal. La répétition, permise, tolérée, excusée, créée la norme. Petit à petit l’insulte, les gestes déplacés, le virilisme deviennent quelque chose de normal. La justice, d’ailleurs, accepte et permet cela. Dans les clashs entre Morsay et Vinceneil, le premier n’a rien eu, rien, aucun problème avec la justice ou la police même lorsque Frédéric Mitterrand le pointait du doigt, alors que le second, beaucoup plus mesuré, a eu droit à une longue garde à vue suivie d’un joli procès. De même, le clasheur Cortex, condamné au tribunal à 1500 euros d’amende pour avoir insulté Marine Le Pen, semble tellement affecté par sa peine qu’il s’empresse de réaliser une autre vidéo d’insultes où il commet le même délit pour lequel il vient d’être condamné… Drôlement efficace, la justice, quand il s’agit de condamner des racailles ; en tout cas elle ne met aucun frein à ce mélange d’arrogance totale, de bêtise absolue et de virilité surjetée dont tant de gens se prévalent, et pas seulement des allogènes, il faut bien le dire…

Au nom de l’humanisme et de la tolérance, nous sommes en train de revenir au néolithique.
Oui, au néolithique, parce que même au Moyen-Âge ou dans l’empire romain on n’aurait pas toléré cela. Peut-être que cela aurait pu marcher lorsque les Huns l’ont emporté sur les soldats de Rome, ou dans certains lieux reculés, mais alors il fallait éviter de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, tandis qu’aujourd’hui, les tenants de l’attitude virilo-débile sont protégés par l’État et les pouvoirs publics.
Ce qu’un Soral, un Morsay et un Alibi Montana ont en commun, c’est deux choses. D’abord, ils réussissent à se faire une place au soleil, à gagner de la notoriété et de l’argent ; ensuite, ils le font avec une grande gueule et une attitude digne d’un homme préhistorique avec sa peau de bête et sa massue, ou d’un gorille se frappant la poitrine… On est en deçà de toute civilité. Pas de chance, messieurs les républicains, ce n’est pas parce qu’on apprend le français qu’on devient un français en esprit. Le moindre chevalier de campagne, au Moyen-Âge, couvert de bleus et de cicatrices, avait plus de vocabulaire et de retenue qu’Alibi Montana.
Pour nous, il est devenu normal de se répandre en montrage de muscles et en insultes – normal ou à tout le moins habituel, donc seulement ridicule plutôt que digne de réprobation -, alors même qu’une telle attitude contredit des siècles de raffinement progressif, de civilité croissante, pour retomber à un niveau préhistorique… Aucune idée, aucune réflexion, viser les personnes, se donner une légitimité parce qu’on sait mettre des tartes ou arnaquer l’État, tout cela va bien plus loin que le langage wesh des banlieues, c’est la négation de la civilisation elle-même, parce que quand on nie la civilité au profit d’une éloge (directe ou non) de la loi du plus fort, c’est la civilisation elle-même que l’on nie… Si l’homme européen avait voulu rester éternellement dans cette loi du plus fort, il n’aurait jamais inventé l’État ni la civilisation.
Lorsque Morsay se vante de placer tout son argent en Algérie et en Suisse et de ne rien payer à la France, il commet un délit : l’évasion fiscale. Mais comme toujours, lorsque ce rappeur joue les délinquants devant une caméra – il n’en est pas à son coup d’essai, rappelez-vous des vidéos où il montrait des armes qu’il prétendait vraies et faisait des menaces de mort -, il n’a aucun ennui. Il continue, encore et toujours. Autant balancer des insultes à longueur de temps reste dans le domaine de la libre expression, autant se vanter continuellement de commettre des délits montre que le type jouit d’une véritable impunité. Et à force son comportement, ses propos, deviennent habituels et normaux. On peut rigoler mais cela devient une norme, de plus en plus présente, de plus en plus acceptée. Prenez un clown vulgaire, c’est un type ridicule, prenez mille clowns vulgaires, c’est une minorité, prenez un million de clowns vulgaires, c’est un genre comme un autre…

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Playlist éclectique

Maurice Ravel – Boléro (final)
Arditi – Omne Ensis Impera
Arditi – Der Angriff Geht Weiter
Brutal Begude – Europa
Soleil Nucléaire – Hotel Belvedere
Soleil Nucléaire – A Hole in the Sky
Sinweldi – L’homme au coeur de fer
Sinweldi – Un ciel ombrageux
Sinweldi – Vivre sans toi
Archivum – Nem Deviancia
Sottofasciasemplice – Republica
Sottofasciasemplice – W l’Italia
Asynja – Nerthus
Saga – Ode for a dying people
Inzan Tanaka – Kuon no hikari (Eternal lights)
Sajura – Sakura (Cherry blossoms)
Shostakovich – Symphonie n°5, allegretto
Shostakovich - Symphonie n°5, allegro non troppo
Saint-Saëns – Danse macabre
Corvus Corax – Fortuna (Carmina Burana)
Arkona – Славься, Русь!
Cruachan – I am warrior
Cruachan – Blood on the Black Robe
Skillet – Feel like a monster
Clutch – Worm Drink
Mastodon – Capillarian Crest
In Flames – Colony
Die Apokalyptischen Reiter – Per Aspera Ad Astra
Die Apokalyptischen Reiter – Northern Lights

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Pourquoi nous méfions-nous des “salopes” ?

Allez, cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit de note sur le sujet, ô combien  dévergondant, de la séduction et du saykse.
En plus, je vais bientôt fermer ce blog. Je pourrais faire une note qui parle d’uniformes noirs Hugo Boss, d’Anders Breivik, du tonton à petite moustache, de milk-shakes au chocolat Dachau AOC, d’Alain Soral, de tendinites du bras droit, de jeu vidéo et de death metal de la mort qui tue… mais ici il sera plutôt question d’un sujet qui concentre tout ça en le dépassant, d’un sujet plus fort que le black metal nazi et Morsay réunis, j’ai nommé les femmes de mauvaises vies, celles qu’on appelle entre nous les salopes.

SALOPE (Vulgaire) (Péjoratif) :  femme de mauvaise vie, dévergondée, débauchée. (wiktionnaire).

Pourquoi les hommes sont-ils hésitants vis-à-vis des “salopes”, c’est-à-dire des femmes connues pour coucher ou avoir couché avec de nombreux hommes ? Si l’on se fie à une interprétation politiquement correcte, voici ce que l’on dira : les femmes traitées de “salopes” sont des femmes libres et émancipées, profitant de leur liberté sexuelle pour se livrer à un plaisir consenti ; les hommes qui les traitent de “salopes” sont des beaufs conservateurs qui, au fond, aimeraient connaître le même plaisir que ces femmes émancipées.
Je ne crois pas que ce soit aussi simple.
Desproges disait : “une salope, c’est une femme qui couche avec tout le monde, mais pas avec moi“. L’humour n’aurait pas pu mieux habiller cette vérité. Dès lors qu’une femme a la réputation de coucher avec un grand nombre d’hommes, ceux qui aimeraient coucher mais n’ont pas couché se sentent lésés. Ils ont l’impression d’une inégalité entre eux et un troupeau d’autres hommes, ils se sentent en quelque sorte non seulement mis au ban d’un groupe virtuel, celui des amants de la “salope”, mais même relégués en-dessous de tous ces autres hommes, puisque la salope a couché avec ces autres mais pas avec ceux qui aimeraient le faire. Le comportement de la “salope” a pour effet de faire flamber la jalousie et encourage la suspicion.

Un homme qui couche avec un grand nombre de femmes est un “chaud lapin”. Même si l’on peut le jalouser, on peut aussi s’identifier à lui, par sympathie, on peut s’imaginer à sa place (alors que l’on ne peut s’imaginer à la place d’une femme lorsqu’on est un mâle hétérosexuel). Il y aura une sorte de fraternité de mâles. En France, ce sera d’autant plus le cas que nous avons dans nos mœurs une tradition de grivoiserie ou de gauloiserie. Le chaud lapin est apprécié parce qu’il est l’exception, et aussi parce que ses multiples tentatives de drague peuvent divertir ses amis. Mais imaginons un homme qui se trouve dans un groupe d’hommes dont tous sont des “chauds lapins”. Eux multiplient les conquêtes, et l’homme qui couche peu ou pas se trouve en quelque sorte désolé au milieu de ses amis “bons coups”. N’en sera-t-il pas, au fond, jaloux et amer ? Avec une salope, c’est la même chose, en pire : la salope a couché avec plein de types (ou on dit qu’elle l’a fait), mais pas avec nous ; aux yeux d’une femme facile, dont les critères de sélection sont bas, nous valons moins qu’un grand nombre d’inconnus. La salope, en ne couchant pas avec nous, nous rabaisse – et il y a toujours un risque qu’elle ne couche pas.
Si, en revanche, elle couche avec nous, nous aurons sûrement beaucoup plus de plaisir que si elle ne couche pas, mais le plaisir de la coucherie ne sera pas énorme comparé au déplaisir de la jalousie. D’accord, nous l’aurons fait. Et après ? Cent autres hommes seront passés aussi auparavant. Et si nous nous attachons, nous souffrirons, parce que la salope continuera à coucher avec d’autres types. Nous sommes donc forcés de ne faire l’amour qu’en se cantonnant au pur plaisir sexuel, ce qui peut être appréciable, mais peut aussi finir par se révéler plutôt décevant lorsque l’on a envie de trouver une âme sœur.
Qui plus est, une salope ne peut pas faire une bonne mère pour ses enfants, ou du moins est-ce l’image que les hommes en ont – et c’est sans doute à raison ; au vu du temps et de l’énergie que demandent ce genre de relations sociales, une femme qui baise à droite et à gauche fait clairement le choix de son plaisir au détriment de ses enfants ; elle leur accorde moins d’attention que ne le ferait une mère ayant choisi de s’occuper de sa famille.

Jalousie, consommation, irreproductibilité : voilà les trois raisons pour lesquels un homme peut se méfier d’une femme ayant la réputation d’être une “salope”. Si l’on veut, on peut tenter d’aller au-delà de la réputation, mais celle-ci ne vient en général pas de nulle part et l’on trouve nombre de cas où elle est amplement justifiée. Je me souviens d’une fille de ma classe, en terminale, qui était tellement impudique qu’elle parlait en public des problèmes qu’elle avait lorsqu’elle suçait des mecs pendant une soirée… Au vu de sa mentalité, il me semble tout à fait logique de qualifier une telle fille de salope, quel que soit le nombre de ses partenaires, parce qu’elle n’a fondamentalement aucune intimité (moins même qu’une actrice pornographique, car l’actrice ne se dévoile qu’à certains moments et dans certaines circonstances bien précises, et non pas à n’importe quel moment).

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Le QI ne fait pas tout

Les subsaharahiens ont en moyenne 30 points de QI en moins que les blancs américains.

Le QI moyen des blancs européens doit être à peu près équivalent à celui des blancs américains, ce qui signifie que la différence est la même. L’expérience confirme cela : en dépit des mesures de discrimination positive, peu de Noirs atteignent des postes à responsabilité, alors même qu’ils bénéficient de privilèges innombrables par rapport aux Blancs (y compris de la part des chefs d’entreprise, cf. cette étude récente qui montre que le CV anonyme est contre-productif), et beaucoup remplissent les ghettos, cages d’escaliers, bandes ethniques, parfois les prisons ; le comportement des bandes où l’on trouve une majorité de Noirs confirme ce fait – cris, impulsivité, etc.

En dépit de cette évidence empirique, il aura fallu quarante ans pour qu’une bonne partie des Blancs, en Europe, ouvre les yeux sur les conséquences de l’immigration de masse. QI inférieur ou non, les immigrés subsaharahiens avaient compris dès le début notre fonctionnement. Ils connaissent nos règles, savent profiter, négocier, se vautrer dans les failles et inhiber toute critique au point que leur présence bruyante et parasitaire finit par devenir la norme aux yeux de certains.
Les femmes en boubou qui arrivent à Lampedusa enceintes jusqu’aux yeux n’ont pas besoin d’être de brillantes tacticiennes pour profiter du droit du sol. Elles sont simplement réalistes, d’un point de vue égoïste court-termiste certes, mais réalistes tout de même. Elles jouent leur jeu, viennent profiter de tout ce que les Etats européens ont à offrir et qu’ils donnent avec tant de générosité quand la difficulté abonde déjà chez eux. Ces “grosses fatmas” agissent en tacticiennes sans y penser. Elles savent ce qu’est un rapport de force, elles savent ce qu’elles veulent, elles n’ont pas les mots pour réfléchir à tout cela et encore moins le QI nécessaire mais cela ne les empêche pas de constituer un danger mortel pour la vitalité et la prospérité du continent européen.
Alors que nous, englués dans une histoire que nous ne voulions plus assumer, bardés et façonnés par des certitudes philosophiques aussi iréniques que confortables, nous nous bouchons les yeux et invoquons l’humanismeuniverselladiversitélemélangecultureltropbien.

Comme quoi, le QI est une mesure, mais pas un contenu. Si le QI mesure l’intelligence, alors l’intelligence n’a en elle-même aucun contenu : elle est simplement un moyen ou un outil. Elle peut servir aussi bien à percer les mystères de l’atome qu’à s’illusionner durablement sur certains faits empiriques, à les cacher derrière des châteaux de fumée que l’on recrée sans cesse, par exemple via les médias ou les discours politiques.

C’est à l’expérience, à nos gènes et à l’usage de nos capacités que nous devons ce que nous sommes en particulier.

A nous de voir si nous préférons avancer vers la disparition progressive de l’Europe au nom d’un Bien universel qui est lui-même un produit de la culture occidentale, ou si nous acceptons de laisser ce truc derrière nous et admettons la nécessité d’un changement de paradigme, avec toutes les conséquences éventuelles que cela implique.

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Grand Theft Auto : Breivik’s Quest

- Tu imagines si on faisait un GTA version Breivik ? On aurait la même chose que dans les GTA originaux, on jouerait avec un avatar qui évolue dans une ville, qui peut faire des boulots, accepter des missions, voler des voitures et tout, sauf que ton personnage ce serait Breivik. D’abord, tu préparerais ton attentat, tu gagnerais de l’argent plus ou moins honnêtement, après tu irais chercher du matériel, des armes, tu mettrais ton plan en application peu à peu à différents endroits de la ville, sans te faire gauler… ça ferait monter la sauce, le joueur s’immergerait de plus en plus, il irait voir les endroits dans le jeu où il interviendra après, pour la postérité… Au bout d’un moment tu n’aurais plus une thune et tu vivrais à crédit avec plusieurs cartes bancaires, mais là tout serait enfin prêt, alors tu serais lancé dans la ville en mode Anders Behring Breivik et tu commencerais à faire péter des bombes et tirer sur les gens, en haut de l’écran tu aurais un barème de scores avec le nombre de tués, de blessés, des bonus par exemple pour les headshots et tout, et puis tu aurais aussi le nombre d’étoiles de recherche, plus tu mettrais la ville à feu et à sang plus les flics deviendraient nombreux et surarmés, à la fin ce serait comme dans GTA tu te ferais poursuivre par des hélicoptères et des chars d’assaut…
- Non, à la fin tu aurais 3 policiers norvégiens non-armés qui diraient : “s’il vous plaît, monsieur, arrêtez !”

A quand un Grand Theft Auto version Breivik ?

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La gauche selon Jean Raspail

Les vrais amateurs de traditions sont ceux qui ne les prennent pas au sérieux et se marrent en marchant au casse-pipe, parce qu’ils savent qu’ils vont mourir pour quelque chose d’impalpable jailli de leurs fantasmes, à mi-chemin entre l’humour et le radotage. Peut-être est-ce un peu plus subtil : le fantasme cache une pudeur d’homme bien né qui ne veut pas se donner le ridicule de se battre pour une idée, alors il l’habille de sonneries déchirantes, de mots creux, de dorures inutiles, et se permet la joie suprême d’un sacrifice pour carnaval. C’est ce que la Gauche n’a jamais compris et c’est pourquoi elle n’est que dérision haineuse. Quand elle crache sur le drapeau, pisse sur la flamme du souvenir, ricane au passage des vieux schnoques à béret et crie « woman’s lib ! » à la sortie des mariages en blanc, pour ne citer que des actions élémentaires, elle le fait d’une façon épouvantablement sérieuse, « conne » dirait-elle si elle pouvait se juger. La vraie Droite n’est pas sérieuse. C’est pourquoi la Gauche la hait, un peu comme un bourreau haïrait un supplicié qui rit et se moque avant de mourir. La Gauche est un incendie qui dévore et consume sombrement. En dépit des apparences, ses fêtes sont aussi sinistres qu’un défilé de pantins à Nuremberg ou Pékin. La Droite est une flamme instable qui danse gaiement, feu follet dans la ténébreuse forêt calcinée.

Jean Raspail, Le camp des Saints, 1973

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Soldat

Je vois ces mains qui sont les miennes
Je vois ce visage dans le miroir
Aucune différence je crois
On me l’a pourtant dit depuis toujours
Ce visage carré, ces traits réguliers
Ces yeux de glace qui fixent les esprits
Dans ce monde funky et fun
Je suis un étranger – l’altérité faite chair
L’altérité…
Et toi que j’aime
N’as-tu rien à faire que ces jeux stupides
Jouer la pimbêche, la princesse
Plusieurs filles et plusieurs formes mais toujours la même
Tes petits jeux ne sont que des entraves à mes désirs
Des excuses pathétiques qui trahissent le néant
Je ne peux te comprendre, je ne veux plus te désirer
Tu traîneras dans les bras d’un autre
Je n’ai dans les miens que ma plume et mon fusil.

Prêt à cracher la mort comme à faire les moissons
A construire les plus beaux palais comme à les réduire à néant
La puissance du moins et du plus
Les rouges à dreads – ils regardent ailleurs
Ne m’opposez pas ce regard de poisson mort…
Un anachronisme ou un futur qui déferlera
Je suis un moine et je suis un soldat
Sans religion et sans armée
Au service de la vie, en soi et pour soi
La conscience et la confiance
Tout faire – tout avoir – tout connaître
Mes désirs dépassent le cadre étroit de ma peau
Et quand je me suis langui de toi assez longtemps
Je me dis que ta chair, décidément, ne suffit pas.

(Ces mots sont adressés à tout le monde, c’est-à-dire à personne. Faites-en ce que vous voudrez.)

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